Comment bien choisir le chocolat ?

5 Conseils pour bien choisir le chocolat !

 

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Nous y sommes ! Pâques arrive ce week-end, et avec lui, le moment formidable de la dégustation de chocolat en famille. Inutile de dire que nous sommes bombardés d’offres promotionnelles à chaque coin de rue et qu’il est parfois difficile de s’y retrouver parmi tous ces œufs et autres ” lapinous ” en chocolat. Pourtant, on peut facilement identifier les produits de qualité en surveillant quelques éléments sur l’étiquette.  Cette semaine, Gourmand et Curieux vous propose 5 astuces pour vérifier que votre chocolat est le plus sain possible.

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1. Une liste stricte

L’Appellation chocolat est très encadrée en France. La surveillance de l’application des réglementations revient à la DGCCRF mais les effectifs de surveillance sont en sous-nombre par rapport au nombre de produits à observer. Dans l’ensemble, les appellations sont respectées mais les noms des produits et le packaging vont astucieusement laissé penser qu’il s’agit bien d’un chocolat. L’emballage peut faire beaucoup pour un produit, mais demandez-vous toujours pour quelle raison achetez-vous ce chocolat ou ce bonbon chocolaté ? Moi c’est pour le manger, alors je regarde toujours la liste des ingrédients.

 

2. Attention au sucre

Le chocolat et autres spécialités chocolatées peuvent être très sucrés. L’idéale est de s’assurer que le sucre n’est pas en première position sur la liste des ingrédients. En effet, les ingrédients sont notés par ordre de présence dans le produit. Néanmoins, tous ces produits restent des aliments “plaisir”… Hormis le chocolat noir fort en cacao, les chocolats et bonbons chocolatés seront souvent riches en sucre.

Favorisez les teneurs en cacao fort car plus il y a de cacao et moins il y a de sucre.

 

3. Dégustez-le aussi avec les yeux

Le chocolat peut devenir blanchâtre à cause des changements de température ou à cause d’une mauvaise maîtrise de la courbe de température lors de la fabrication. Dans tous les cas, le chocolat reste parfaitement comestible. Ce phénomène est bien connu des chocolatiers,  il a fait le sujet d’une étude scientifique dans la revus ACS Applied Materials and Interfaces, en 2015. Svenja Reinke, scientifique de l’université de Hanbourg qui travaille pour Nestle, explique que ce phénomène de blanchiment coûte très cher aux industriels. En effet, les consommateurs se détournent de ces produits par méfiance et les invendus partent “au rebus”.

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Exemple de chocolat blanchit

Par expérience, je sais que les chocolatiers prennent beaucoup de soin pour la fabrication de leur produit. Un chocolat d’artisan va coûter plus cher mais sera certainement plus “jolie” car il y a moins d’opérateur, donc moins de risque de casse ( les oreilles de lapin cassées par exemple ) ou moins de risque d’écart de température.

 

4. Comprendre l’étiquette

Rappelez-vous toujours : ce qui fait la qualité de la cocotte de Pâques c’est aussi  la qualité des produits qui accompagne le chocolat. On le néglige souvent mais c’est pourtant là que réside le gros des ingrédients sujet à controverse. bien qu’il existe une législation sur la composition du chocolat, à partir du moment où vous partez sur des produits plus élaborés, on quitte l’appellation “chocolat” et il n’existe alors aucune véritable obligation. Par exemple, un œuf fourré peut l’être de n’importe quoi pourvu que les ingrédients soient autorisés. Pour le meilleur, quand il s’agit d’un chocolatier raffiné, pour le pire quand il s’agit d’un industriel avide de réduire ses coûts à tout prix !

Évitez les chocolats rouges, verts, BLEUs qui présentent des présences de colorants liposolubles (Colorants qui se mélangent dans des matières grasses car le chocolat ne contient pas d’eau). Si vous souhaitez de la couleur, n’hésitez pas à mettre des rubans, des papiers colorés, vous trouverez des milliards de “tuto” simples sur pinterest ou sur google… 😉

 

5. Pas de froid pour le chocolat

Comme expliqué sur l’infographie, le froid et le chocolat ne font pas bon ménage. Veillez à garder votre chocolat dans un endroit frais et sec mais sans le mettre au frigo (d’ailleurs, ce dernier est rarement sec cela dit au passage). Le froid favorise le blanchiment du chocolat et va neutraliser le goût du produit. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on vous conseille de boire le cola très froid… Concernant le chocolat, c’est mieux d’avoir toutes les qualités organoleptiques opérationnelles donc préférez la température ambiante de votre maison. Gardez en mémoire que le chocolat est avant un plaisir gustatif, donc faites aussi confiance à votre gout pour reconnaître un bon chocolat.

 

Et les labels ?

Au-delà des ingrédients chocolat, il existe des chocolats “eco-responsables”. Certains fabricants affichent des labels pour justifier un cacao fabriqué dans le respect de environnement et/ou des ouvriers qui sont sur place. C’est une très bonne chose que les chocolatiers soient sensibilisés à l’écologie ou à l’ESS. Néanmoins, ce fait est à regarder avec attention.  Cela répond AUSSI à un principe de survie pour leur entreprise. Le cacaoyer est une plante extrêmement fragile, qui nécessite une biodiversité complète (pour la protéger du soleil par exemple). La pollution impacte directement cette plante capricieuse et si les producteurs veulent durer longtemps,  ils sont obligés de se mettre à un chocolat dit “durable”. D’autant qu’il existe une demande réelle de la part du consommateur. Nous sommes de plus en plus sensibles aux conditions de vie des planteurs ou à l’impact de l’agriculture intensive sur la Terre. Cela est devenu un argument commercial pour les chocolatiers mais peut-on faire entièrement confiance ces labels ? Une enquête du Cirad, (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) de 2013*,  montre que les différences de méthodologies, entre plantations labellisées ou non, sont assez faibles. Un témoignage de François Ruf, économiste du CIRAD et co-auteur de l’étude montre bien toutes les nuances de ces labels. Même s’il est vrai que les planteurs vont avoir des primes supplémentaires, elles restent résiduelles par rapport au prix du cacao/Kg. Les véritables gagnants sont les chocolatiers qui vont pouvoir vendre leurs chocolats plus chers grâce à ces labels.

Personnellement, je ne regarde pas les labels comme un véritable critère de sélection. En revanche, c’est un point positif pour le choix de mon chocolat.

 

*2013 : Les plantations peuvent rester 4 ans sans visite de la part des organismes délivrant les labels. 

 

 

J’espère que cet article aidera les cloches de Pâques à faire leur choix. 😉 Je vous souhaite de très joyeuses fêtes pascales, pleines de joies et de savoureux chocolats. 🔔🔔🐇

Je vous retrouve la semaine prochaine pour une recette de printemps…🌼 Laissez-moi vos commentaires et rejoignez-moi sur les réseaux sociaux pour me partager vos expériences. Mais en attendant,  restez gourmands ET curieux ! 🙂

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One Comment Add yours

  1. A consommer avec modération ! 😉
    Très bon article, très instructif.

    Liked by 1 person

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